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📄 Étude du Mouvement associatif Occitanie dans le cadre du DLA

Dans les associations, l’équilibre entre gouvernance bénévole et salarié-es ne va pas toujours de soi. Comment faire cohabiter des administrateurs bénévoles, investis par conviction, avec des salarié-es pour qui il s’agit d’un métier ? Cette relation, essentielle au bon fonctionnement des associations employeuses, peut aussi être source de tensions et de questionnements.

Un partage des rôles pas toujours clair

Dans une association, les bénévoles, souvent membres du conseil d’administration ou du bureau, prennent les grandes décisions stratégiques. Les salarié·es, eux, mettent en œuvre ces décisions et assurent la gestion quotidienne.
Sur le papier, cette répartition semble évidente. Mais dans la réalité, les frontières peuvent être floues : un·e bénévole peut vouloir intervenir dans l’opérationnel, tandis qu’un·e salarié·e peut se sentir légitime à donner son avis sur les orientations stratégiques.

Gouvernance et posture d’employeur : une responsabilité lourde

Une des difficultés majeures pour les associations employeuses est que les bénévoles doivent assumer une fonction d’employeur, sans en avoir toujours la formation ni l’expérience.
Recruter, évaluer, résoudre des conflits internes… autant de tâches complexes qui nécessitent du temps et des compétences spécifiques. Or, de nombreux bénévoles s’engagent avant tout pour la cause associative, pas pour gérer des ressources humaines.

Communication et décision : trouver le bon équilibre

Autre enjeu essentiel : la prise de décision. Comment articuler l’implication des salarié-es tout en maintenant le pouvoir de décision du conseil d’administration ?
Une bonne communication interne est indispensable pour éviter les incompréhensions et les frustrations. Si les salarié-es se sentent mis-es à l’écart, leur engagement peut diminuer. À l’inverse, si les bénévoles se sentent dépossédé-es de leur rôle, ils risquent de se démobiliser.

Ce que nous apprend l’étude du Mouvement associatif Occitanie

Une étude récente du Mouvement associatif Occitanie, réalisée dans le cadre du Dispositif Local d’Accompagnement (DLA), met en lumière ces défis et propose des pistes pour les relever.

Elle révèle que près de 48 % des dirigeant-es bénévoles s’inquiètent du renouvellement de la gouvernance. Nombre d’entre eux expriment aussi un besoin d’accompagnement, tant pour mieux définir leur rôle d’employeur que pour structurer les prises de décision.

L’étude met en avant cinq axes clés pour améliorer la relation entre gouvernance et salarié-es :

  • Clarifier les rôles et missions des bénévoles et des salarié-es.

  • Renforcer la formation des administrateurs sur la gestion des ressources humaines.

  • Définir des espaces de dialogue entre les deux parties.

  • Améliorer les processus de décision et de délégation.

  • Favoriser un apprentissage collectif pour fluidifier les relations.

Pour que les associations fonctionnent durablement, elles doivent réussir à faire travailler ensemble bénévoles et salarié·es dans un climat de confiance et de respect mutuel.
Cela passe par une réflexion sur la gouvernance, une meilleure communication et une reconnaissance du rôle de chacun. L'étude du Mouvement associatif Occitanie met en lumière des pistes concrètes pour y parvenir, à condition que les associations prennent le temps de se pencher sur ces enjeux.

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